L'épilation définitive, pourquoi ne pas essayer ?

L’épilation définitive, pourquoi ne pas essayer ?

Mode et Beauté

Ras-le-bol de devoir régulièrement batailler contre les poils que vous estimez disgracieux ? Si les méthodes temporaires telles que le rasoir, la Crème dépilatoire, la cire chaude ou froide ou encore l’épilateur électrique ont l’avantage d’être accessibles à tous, rapides et pratiques, elles ont le sale défaut de ne pas éradiquer le poil de notre vie. Désormais bien développées, les techniques d’épilation définitive promettent d’éliminer le poil durablement, en le brûlant à la racine et en détruisant son bulbe, l’empêchant ainsi de repousser.

 

Lumière pulsée ou laser, quelles différences ?

 

Élaborées il y a une dizaine d’années, l’épilation au laser ou à la lumière pulsée remplacent l’épilation électrique, anciennement l’unique méthode pour une épilation durable. Consistant en l’envoi d’une décharge électrique chargée de détruire les cellules responsables de la pousse du poil, l’épilation électrique est véritablement la seule à être « définitive » (les deux autres étant durables mais pouvant laisser apparaître quelques poils au bout de 2 ou 3 ans). Toutefois, elle reste très douloureuse et est désormais délaissée au profit de l’épilation au laser ou à la lumière pulsée. Mais en quoi consistent ces deux méthodes ?

 

Également appelée « épilation à lampe flash », l’épilation à la lumière pulsée consiste à envoyer une lumière intense pulsée (IPL) sur la zone à traiter, qui va détruire la mélanine, pigment du poil. C’est le principe de photothermolyse, c’est-à-dire la destruction du poil par la chaleur. Le bulbe pileux n’est pas détruit, mais simplement endommagé, ce qui va ralentir la repousse du poil. Un peu moins durable que l’épilation au laser – il est possible que les poils finissent pas repousser, moins nombreux, au bout de quelques temps – elle est aussi moins douloureuse. Picotements et coups de chaud sont possibles, mais rien de plus. L’intensité de la lumière pulsée est adaptée au type de peau et à la couleur du poil.

 

L’épilation laser demande, elle aussi, l’utilisation d’un appareil médical précis. Comme la lumière pulsée, le laser diffuse une lumière qui détruit le pigment du poil. Techniquement, le faisceau laser balaye la zone à traiter, qui est refroidie grâce à de l’air froid ou à un fluide cryogénique, permettant d’éviter brûlures et douleurs sur la peau. Niveau douleur, il faut s’imaginer recevoir un petit coup d’élastique à chaque impulsion ; douloureux, mais plutôt gérable pour la plupart des gens.

 

Quelques règles à suivre

 

Attention, ces deux techniques sont réservées uniquement à des professionnels. Le laser et la lumière pulsée traversant le derme et pouvant occasionner brûlure et dépigmentation en cas de mauvaise utilisation, seuls des professionnels sont aptes à proposer ces méthodes : les esthéticiennes et les centres de beauté proposent parfois l’épilation à la lumière pulsée, à l’aide d’appareils dont la puissance est bridée, et donc a priori moins efficace. Le laser quant à lui relève d’un geste médical. Préférez donc les médecins.

De plus, certains appareils sont vendus dans le commerce afin de procéder à une épilation définitive chez soi. De 150€ à 500€, ils sont moins puissants que les appareils disponibles chez le médecin, et donc a priori non dangereux. Toutefois, le port de lunettes de protection est obligatoire afin d’éviter aux rayons lumineux d’atteindre la rétine. Certaines études émettent des doutes sur la sécurité de ces appareils « maisons », qui laisseraient s’échapper certains rayons. Ici, à vous de juger.

 

Concernant les précautions à prendre, il y en a relativement peu. Il faut venir avec la zone rasée vingt-quatre heures avant chaque séance, et se protéger du soleil plusieurs semaines avant l’épilation, le bronzage étant une contre-indication. Attention toutefois, il est important d’élaborer un diagnostic préalable : en effet, des poils trop clairs, une peau très pigmentée, la prise de médicaments photosensibilisants ou encore la grossesse sont également des motifs de contre-indication.

 

Si après toutes ces informations, vous vous sentez prêt(e)s à sauter le pas, prenez rendez-vous avec votre dermato ! N’oubliez pas toutefois que de nombreuses séances seront nécessaires, et que le prix peut parfois grimper assez vite : le prix à payer pour être définitivement tranquille ?